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Etat de la situation sur nos différentes négociations avec le Ministère

 

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       Edito

 

 

L'année 2009 a été une année difficile pour notre profession attaquée de toutes parts par les Ministères, les intellectuels, la presse.

Nous avons été mis sans vergogne au pilori par des personnes qui veulent soit régler soit penser pour nous.

 

Pourtant, c'est bien nous qui faisons le boulot, c'est bien nous qui subissons la loi du plus fort, entre autre par les CPAM qui nous mettent en coupe réglée soit disant après concertation, mais nous savons bien que notre profession, pour une grande partie, n'a d'autre choix que de subir le tarif qu'elle impose. Pour un grand nombre d'entre nous, subir ou mourir, facile de faire les gros bras lorsque nous n'avons qu'un seul organisme où nous payons nos charges sociales sans pouvoir discuter le montant du pourcentage que nous réglons. Est-il possible que cette Sécurité Sociale, que nous défendons pour le bien de tous, puisse continuer à être un puits sans fond. Qu'il me soit permis de penser que cette dernière manque sûrement de vrais gestionnaires et ce n'est certainement pas en donnant des pouvoirs à nos députés que nous réglerons le problème.

 

Le gaspillage de médicaments non consommés, les invalidités distribuées pour des motifs futiles, la complicité de certains médecins et de certains assurés sans scrupule, contribuent sûrement à ce déficit.

 

En lisant ces lignes, vous allez vous dire: " à quoi pense-t-il notre Président pour nous évoquer tout cela", simplement, qu'une fois encore, ce sont ceux qui travaillent, donc nos entreprises, qui en font les frais avec des ristournes qui dépassent l'entendement, soit 10 ou 15% de remise, ce qui représente plusieurs années d'augmentation de nos tarifs, au minimum 5 ans. Pourtant à la fin du trimestre, lorsque nous ne payons pas dans les temps notre URSSAF, vous avez en prime une majoration de retard.

 

Notre pays vit, principalement, de l'artisanat de nos petites entreprises. Il serait bon, pour une fois, que l'on nous laisse vivre, payer mieux nos salariés et ainsi contribuer à la vie sociale, plutôt que de soutenir les entreprises qui nous ruinent par la délocalisation. Les employés sont mis à rude épreuve avec le chômage.

 

Comment pouvons-nous prendre au sérieux un Etat qui ne parle que de réduire ses propres effectifs mais qui ne pense qu'à augmenter le nombre de taxis. Notre clientèle n'est pas extensible à souhait, elle subit une concurrence par tous les modes de transport plus ou moins légaux.

 

Alors, ce n'est pas en nous affaiblissant que nous contribueront à l'effort national.

 

 

 

 

 

                                                                                     Le Président

                                                                                     Jean-Claude FRANÇON

 



Membre de la Confédération Européenne des Taxis - Membre de la Confédération Nationale des Entreprises (CNE).
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